Loading the content...
Navigation
+38 093 621 51 51

В корзине пусто.

Назад

Похожие книги

Cytomégalovirus: Journal d’hospitalisation

Auteur: Hervé Guibert
Editeur: Seuil (2004)
Collection: Points
Poche: 96 pages
Langue: Français

«Depuis deux jours, j’avais du mal à lire, de plus en plus de mal. Soudain je fermai mon œil gauche: les caractères d’imprimerie au-dessous de la ligne gondolée que je déchiffrais avec difficulté étaient effacés, tout le bas de la page était vierge». H. G.

Biographie de l’auteur
Hervé Guibert, né à Paris en 1955, est mort du sida le 27 décembre 1991. Il aura goûté à toutes les formes d’oeuvre d’art avant sa mort: photographe, journaliste, écrivain, chroniqueur de photographies, scénariste et vidéaste, il fut pensionnaire de l’Académie de France à Rome et écrivit une trentaine d’ouvrages, parmi lesquels Des aveugles, A l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie, Le Protocole compassionnel, et Mon valet et moi, qui rencontrèrent un succès exceptionnel tant auprès de la critique que du public.

100 uah Купить

Rosie Carpe

Le prix Femina 2001

Auteur: Marie NDiaye
Editeur: Les Editions de Minuit (2009)
Collection: Double
Poche: 392 pages
Langue: Français

Le septième roman de Marie NDiaye ne commence pas par le début, non, les premières pages racontent l’arrivée de Rosie Carpe à la Guadeloupe où elle vient rejoindre son frère Lazare qui ne l’attend pas, elle est enceinte, enceinte de personne, sans le sou, malheureuse, malheureuse et lavée d’avoir laissé le malheur passé sur la rive ancienne de l’Atlantique. C’est déjà le commencement de la fin. Lazare n’est pas là, il est ailleurs, dans de mauvais coups, défait, il a envoyé Lagrand les chercher à l’aéroport. Lagrand est peut-être le premier personnage noir de Marie NDiaye, tous livres confondus. Il est également le seul personnage clair de ce livre, le seul innocent, donc le seul impardonnable. L’histoire commence plus tard, vers la page 50, à Brive-la-Gaillarde, une ville jaune avec un magnolia inoubliable dans la cour, le seul souvenir commun de Rosie et Lazare Carpe. Là-bas, ils avaient des parents et un avenir. Les parents et l’avenir ont fini par se désintéresser d’eux. Rosie travaille dans un hôtel, s’y fait engrosser, endure, espère et désespère, boit. Part. Arrive. Rosie vit à côté de son nom. En Guadeloupe, la vie empire, on laisse mourir, on tue, on s’accouple et on se désaccouple au partage des générations, on salit, on se salit, on a peur, on a peur de sa peur, on transgresse d’aveugles et invisibles tabous. On respire trop fort ou trop faible, on transpire.

Le livre ne tient pas dans ses rebondissements, même s’il y tient. Le livre existe parce que Marie NDiaye l’a écrit, parce qu’elle y réussit à l’extrême ce qu’elle conduit depuis toujours: écrire dangereusement, écrire au comble de la modestie et de l’exigence, écrire au risque de soi-même. Le septième roman de Marie NDiaye ne finit pas avec sa fin, il dure longtemps après qu’on l’a refermé. — Jean-Baptiste Harang, Libération

Biographie de l’auteur
Marie NDiaye est née à Pithiviers en 1967. Sa pièce de théâtre, Papa doit manger, est entrée au répertoire de la Comédie-Française en 2003.

210 uah Купить

La Classe de neige

Le prix Femina en 1995

Auteur: Emmanuel Carrère
Editeur: Gallimard (1997)
Collection: Folio
Poche: 147 pages
Langue: Français

La classe de neige commence mal pour Nicolas; déjà, son père n’a pas voulu le laisser monter dans le car avec les autres et a tenu à le conduire en personne au chalet, histoire qu’il se fasse bien remarquer. En plus, Nicolas n’est pas du genre à s’intégrer facilement; or, arrivés la veille, les autres ont déjà pris leurs marques: rien de tel pour qu’il se sente encore un peu plus en retrait. Mais surtout, il a oublié son sac dans le coffre de la voiture de son père, et c’est le début de la torture: sûr que les autres enfants vont se moquer de lui, sûr qu’il fera pipi au lit dans un pyjama qui ne lui appartient même pas, sûr que Hodkann, le chef des enfants, va en faire son souffre-douleur. Les terreurs enfantines ainsi lancées ne cesseront plus et prendront le goût amer de la réalité: le père, qui ne rapporte pas le sac, René, le petit garçon disparu, les gendarmes, qui vadrouillent et les adultes qui parlent à demi-mots…

140 uah Купить

Trois jours chez ma mère

Prix Goncourt 2005

Auteur: François Weyergans
Editeur: Folio (2007)
Collection: Folio
Poche: 240 pages
Langue: Français

«Dans le train, il colla sa tête contre la vitre et aperçut en surimpression, flottant au milieu d’un décor de broussailles, un visage blême et crispé, le sien, avec son front reconnaissable, haut et dégarni, ses paupières gonflées et sa bouche aux lèvres minces. Il eut envie de se dire à lui-même: “Qu’est-ce que je peux faire pour toi?” Ce visage si près du sien lui inspirait une profonde sympathie.»

Nuit après nuit, un homme hyper anxieux voudrait ne pas affronter la vie qui l’attend. Ses souvenirs l’aideront-ils à aller mieux? Il a fait tant de voyages, du Japon au Canada, tant de rencontres amoureuses. Sa mémoire lui donne le vertige. Il s’invente une série de doubles auxquels il fait mener une vie sentimentale et sexuelle aussi agitée que la sienne. Il vit depuis trente ans avec Delphine, ils ont deux filles — deux jeunes adultes capables de voir que leur père est dans le pétrin — et il voudrait aller rendre visite à sa mère. Elle vit seule en Provence et aura bientôt quatre-vingt-dix ans. Il lui téléphone souvent mais depuis quand ne l’a-t-il pas vue? Il a d’abord un livre à finir. Sa mère le lui dit: «Tu devrais publier ton roman, sinon les gens vont croire que tu es mort.»

François Weyergans mêle, mieux que jamais dans son œuvre, la profondeur et l’humour, l’émotion et le rire, dans ce roman qui affirme avec force les pouvoirs de la littérature — un roman qui a déjà eu des centaines de milliers de lecteurs en France et qui est traduit dans une vingtaine de langues.

Biographie de l’auteur
François Weyergans mêle, mieux que jamais dans son oeuvre, la profondeur et l’humour, l’émotion et le rire, dans ce roman qui affirme avec force les pouvoirs de la littérature — un roman qui a déjà eu des centaines de milliers de lecteurs en France et qui est traduit dans une vingtaine de langues.

Le rapport de Brodeck

Prix Goncourt des lycéens 2007

Auteur: Philippe Claudel
Editeur: Le Livre de Poche (2009)
Collection: Littérature & Documents
Poche: 374 pages
Langue: Français

Je m’appelle Brodeck et je n’y suis 1 pour rien. Je tiens à le dire. Il faut que tout le monde le sache. Moi je n’ai rien fait, et lorsque j’ai su ce qui venait de se passer, j’aurais aimé ne jamais en parler, ligoter ma mémoire, la tenir bien serrée dans ses liens de façon à ce qu’elle demeure tranquille comme une fouine dans une nasse de fer. Mais les autres m’ont forcé: «Toi, tu sais écrire, m’ont-ils dit, tu as fait des études.» J’ai répondu que c’étaient de toutes petites études, des études même pas terminées d’ailleurs, et qui ne m’ont pas laissé un grand souvenir. Ils n’ont rien voulu savoir: «Tu sais écrire, tu sais les mots, et comment on les utilise, et comment aussi ils peuvent dire les choses (…).»

Le métier de Brodeck n’est pas de raconter des histoires. Son activité consiste à établir de brèves notices sur l’état de la flore, des arbres, des saisons et du gibier, de la neige et des pluies, un travail sans importance pour son administration. Brodeck ne sait même pas si ses rapports parviennent à destination. Depuis la guerre, les courriers fonctionnent mal, il faudra beaucoup de temps pour que la situation s’améliore. «On ne te demande pas un roman, c’est Rudi Gott, le maréchal-ferrant du village qui a parlé, tu diras les choses, c’est tout, comme pour un de tes rapports.»

Brodeck accepte. Au moins d’essayer. Comme dans ses rapports, donc, puisqu’il ne sait pas s’exprimer autrement. Mais pour cela, prévient-il, il faut que tout le monde soit d’accord, tout le village, tous les hameaux alentour. Brodeck est consciencieux à l’extrême, il ne veut rien cacher de ce qu’il a vu, il veut retrouver la vérité qu’il ne connait pas encore. Même si elle n’est pas bonne à entendre.

160 uah Купить

En vie

Auteur: Eugène Savitzkaya
Editeur: Les Editions de Minuit (1997)
Collection: Minuit
Broché: 124 pages
Langue: Français

Il y a un jardin au milieu d’une ville. Au milieu du jardin est bâtie une maison. Il y a du bruit et des odeurs: la maison est habitée. Les habitants de la maison vaquent à leurs occupations. Les tâches sont nombreuses et très variées. Il faut réparer les vêtements et la maison elle-même qui, comme la plupart des maisons, menace de tomber en ruine. Il faut préparer les repas et manger. Il faut balayer et nettoyer. Sitôt nés, les enfants grandissent. Lorsqu’elle est pleine, on sort la poubelle. Après la nuit vient le jour. Au jour succède la nuit. Après l’automne vient l’hiver. Les vêtements s’usent. Les cheveux vieillissent et redeviennent très fins et très doux. On cuit des légumes verts dans l’eau bouillante. Le sel est à sa place.

L’arrière-saison

Auteur: Philippe Besson
Editeur: 10 X 18 (2009)
Collection: Domaine Français
Poche: 190 pages
Langue: Français

Au commencement, il y a cette peinture d’Edward Hopper qu’on peut voir à Chicago. J’ai dû l’apercevoir à plusieurs reprises avant de m’en procurer une reproduction, un dimanche d’ennui. Quand je l’ai installée dans mon appartement, elle m’a semblé curieusement familière. Du coup, je ne lui ai pas vraiment prêté attention. Elle a traîné, pendant plusieurs jours, dans son cadre posé contre un mur, à même le parquet (du reste, elle y est encore). Un soir, sans intention particulière, j’ai observé la femme en robe rouge de la peinture, assise au comptoir d’un café nommé Phillies, entourée de trois hommes. Je me suis souvenu aussi de la passion de Hopper pour les paysages de la Nouvelle-Angleterre. Alors, ça s’est imposé à moi, sans que j’aie rien cherché. J’ai eu l’envie impérieuse de raconter l’histoire de la femme à la robe rouge, et des trois hommes autour d’elle, et d’un café à Cape Cod. Oui, cela a été clair en un instant. — Philippe Besson

Voilà un roman aux atmosphères chaloupées et torrides de Tenessee Williams. En septembre et dans la chaleur sucrée d’un soir, à l’intérieur d’un café. De pales ventilateurs tournent au-dessus des banquettes de moleskine, des rangées de bouteilles se reflètent dans l’immense miroir posé derrière le comptoir. Aux murs, les publicités pour Coca-Cola rappellent qu’ici c’est l’Amérique profonde. Plus exactement Cape Cod, petite ville étalée sur le littoral, au sud de Boston. Et plus précisément encore le café Phillies, du nom de la patronne. En ce dimanche soir, l’établissement s’est vidé de ses clients. Il ne reste plus que Louise, habituée des lieux, sirotant son Martini blanc servi par Ben. Elle attend là son ami Norman, comédien. Elle-même est dramaturge, auteur à succès. La conversation s’articule autour de sa dernière pièce quand survient Stephen, avocat d’affaires, de retour après cinq ans d’absence qui ont suivi sa séparation d’avec Louise. Ces retrouvailles seront l’occasion d’évoquer le passé, le présent, les trajectoires des uns et des autres, de revoir les échecs, les ratages émaillant les rapports humains…

Philippe Besson a pris pour point de départ un tableau d’Edward Hopper, Les Rôdeurs de la nuit, où figurent quatre personnages. À chacun il a donné un nom, un caractère, une histoire. L’Arrière-saison est donc une arrière-cour, une façade et ce qu’il y a derrière la façade… Ce qu’on peut imaginer au-delà d’une image et dépasser par l’imagination. C’est là un pur exercice d’écrivain, parti sur un sentier battu avant de s’en écarter, laissant libre cours à tous les possibles, empruntant différents chemins tout en respectant l’espace lieu. Il manque peut-être un peu d’émotion dans cette tranche de vie rassemblant quelques êtres isolés. Mais après tout, on peut trouver qu’il en manque également chez Hopper…

155 uah Купить

La boutique obscure: 124 rêves

Auteur: Georges Perec
Editeur: Gallimard (2010)
Collection: L’Imaginaire
Poche: 308 pages
Langue: Français

Il existe une troublante relation entre le rêve et l’écriture: le surréalisme l’avait pressenti, Freud l’a expérimenté. Chez Georges Perec, le cheminement onirique prend la forme d’actions multiples, de scénarios, de matrices de contes, de récits, de films, figures qui ne doivent rien à la rhétorique et tout à une logique de la nuit qui peut-être est notre logique. Cette parole nocturne se développe de page en page avec une intensité que la plupart des romans actuels ne possèdent plus. Bien différente de celle qui le conduisit aux Choses ou à un exercice de style comme La Disparition ou encore à son roman picaresque La Vie mode d’emploi, la démarche de Georges Perec ici découvre une forme d’écriture nouvelle et suggère, au moment où l’expression traditionnelle doute d’elle-même, un mode d’écriture inédit et d’une inquiétante intensité. Dans un commentaire terminal, Roger Bastide montre comment, depuis l’établissement de la psychanalyse, les rêves renvoient aujourd’hui à une nouvelle réalité, une figure logique jusque-là inconnue.

Biographie de l’auteur
Romancier et poète né et mort à Paris (1936-1982). Il a été un des membres importants de l’OULIPO (Ouvroir de Littérature Potentielle), renouvelant, par ses recherches formelles, les enjeux de l’écriture narrative et poétique.

Mes parents

Auteur: Hervé Guibert
Editeur: Gallimard (1994)
Collection: Folio
Poche: 168 pages
Langue: Français

Pourquoi la grand-tante Louise saccage-t-elle l’appartement de sa sœur Suzanne? Quels sont ces documents qu’elle cherche, et que contiennent ces liasses de papiers qu’elle brûle finalement dans la cuisinière? Concernent-ils vraiment, comme le prétend Suzanne, une infamie qu’aurait commise la mère, trente ans plus tôt? Comment se fait-il qu’au même moment le père ait dû précipitamment quitter Nice, abandonnant un cabinet de vétérinaire, un voilier, une Ford verte, une fiancée et deux chevaux, pour se retrouver à Paris sans chaussettes de rechange? Quel est ce chantage que mettent en train les parents du petit Hervé pour extorquer l’argent de la famille? Et où est caché cet or qu’on n’en finit pas d’enterrer et de déterrer, dont on n’a jamais pu se servir, sinon pour se plaindre qu’il soit encrassé? D’ailleurs ce trésor trop tard obtenu n’a-t-il pas un rapport avec le cancer de la mère, qui suit de peu l’héritage? N’y a-t-il donc rien de pire au monde, pour des parents, que d’avoir un fils soucieux de la vérité?